side_navigation keyboard_arrow_up

5 - La chasse

visibility 5
article 3,1k
Par Lily

La pente était raide, je ne cessais de glisser sur les cailloux - grands, petits, plats, pointus. Par moment, je prenais appui sur mes mains. Elles me brûlaient, les pauvres, écorchées de partout, pénombre et précipitation m’empêchant la moindre prévenance à leur égard.

Mais je suis vivante.

Je l’entendis revenir par ma droite ; la Bête rousse, encore. La femme à mes côtés, les cheveux tressés maintenus dans un foulard rouge vif, décocha une nouvelle flèche qui s’enfonça dans les côtes poilues. La créature jappa avant de s’effacer dans les brumes.

— Cette saleté ne veut pas crever, s’énerva l’archère.

Il n’y avait plus que deux flèches dans son carquois. J’espérais qu’elle maniait l’épée aussi bien que son arc. Grâce à elle, j’avais pu avaler plusieurs mètres ; la fin de ce cauchemar était proche.

Cette guerrière s’était détachée du groupe de locaux pour me servir d’escorte. Juste après la traversée du buisson, elle m’avait avertie que les Bêtes se déplaçaient rarement seules. De fait, la rousse teigneuse nous était vite tombée dessus. Mais en plus d’être adroite, l’archère était maligne ; des grelots agrémentaient ses flèches. Grâce à eux, les tentatives d’approches de la Rousse n’avaient plus rien de furtif.

— Après ce rocher, c’est le plateau final. Le grand feu est au sommet d’une petite butte, tu y es presque !

Pour avancer en ligne droite, nous n’avions pas d’autre choix que de grimper la masse grise. Heureusement, la prise était facile. Nous tendîmes l’oreille : le tintement était suffisamment loin. L’archère au bandeau rouge fit voler son arc par-delà la crête puis sauta pour y empoigner de grosses touffes d’herbe qu’elle utilisa pour se hisser. Je n’avais jamais vu quelqu’un bondir ainsi, pas en vrai - cette femme avait des ressorts à la place des mollets. Une prise du pied finit de la propulser en haut. Le nez sous le coude un quart de seconde, elle ne la vit pas. Moi, je regardais en l’air.

— ATTENTION !

Mais la gueule noire s’enfonçait déjà dans son épaule. L’archère hurla de douleur. Dans mon dos, les grelots se rapprochèrent.

Grimpe !

Enchainer les prises ne fut pas si aisé, j’étais épuisée. En haut, le spectacle était saisissant. La femme, à califourchon sur le monstre, avait enroulé ses jambes autour de lui, les pieds crochetés pour maintenir sa prise. Ses propres dents étaient enfoncées dans la fourrure sombre et elle avait réussi, je ne sais comment, à coincer une main griffue dans la corde de son arc, tenant l’autre entre les siennes. La Bête semblait coincée et griffait le sol de ses pattes arrière en secouant sa gueule toujours enfoncée dans l’épaule de l’archère. Cette posture de tique maintenait la combattante dans une relative sécurité, mais elle était précaire, elle finirait par lâcher… Et là…

T’es qu’une idiote, Luce !

La Bête noire ne faisait pas attention à moi, je pouvais me rendre utile avec mon couteau.

Honnêtement, je ne pensais qu’à le glisser dans la main de la femme. Mais quand elle me vit approcher, elle agita un index - de la main qui maintenait la torsion du nerf de l’arc tout en serrant l’autre patte ; elle désignait l’endroit qu’elle mordait, juste dessous. J’écarquillai les yeux d’horreur.

Jamais.

L’archère me jeta un regard désespéré.

Oh non…, je veux plus voir quelqu’un mourir…

Recrachant la fourrure noire, elle m’implora :

— Cours, frappe.

Surprise, la Bête ouvrit et referma sa gueule, secouant de plus belle. La combattante gémit et se crispa, paupières serrées. J’agis. Sans réfléchir. Je courus et frappai, fort, en y mettant tout mon poids. Je sentis la lame du couteau percer deux couches de peau, un sang chaud se déverser sur mes mains. Tout s’enfonça, jusqu’à la garde. Je relâchai le manche poisseux, reculai d’un pas et atterris sur les fesses, nauséeuse, écœurée, la tête bourdonnante. L’archère ne relâcha pas sa prise, elle s’accrochait à la Bête qui convulsait. Et tandis que je les regardais, une énorme masse s’écroula à mon côté. Je tournai la tête : un flanc roux garni de grelots, et une gueule, rousse, sur laquelle un homme trapu abattit son fléau. Je ne les avais même pas entendu approcher… L’homme laissa choir sa boule barbare et se précipita sur la carcasse noire désormais immobile sous qui l’archère avait en partie glissé. Il la jeta sans ménagement sur le côté.

— Si toi tu pars, nous perdrions la meilleure de toutes, dit-il en s’agenouillant auprès de la combattante blessée.

Celle-ci sourit mollement - elle avait dû reconnaitre sa voix car ses yeux étaient fermés. D’une entaille de sa large ceinture, l’homme sortit une fiole et des bandes de gaze. Je m’approchai en rampant.

— Je peux aider ? croassai-je.

Il me jaugea de haut en bas.

— J’aurais parié que tu fuirais.

Les bandes qu’il comprimait sur l’épaule mordue étaient rouge vif.

— Je vais m’occuper d’elle.

Il fit sauter le bouchon du flacon au verre teinté puis retira les tissus imbibés. Il écrasa ensuite sa paume sur les lèvres décolorées de la femme et vida un contenu noirâtre sur ses plaies. La pauvre vomit sa douleur en cris étouffés puis perdit connaissance. Mais son sang, qui jusque-là s’écoulait à flot, se coagula dans l’instant.

— Je me refuse à la laisser seule dans cet état. Je suis navré, mais tu continueras seule. Le brasier n’est plus très loin, fais-lui le plaisir d’y arriver vivante.

Je le regardai : grand, le port droit, le regard alerte, si costaud qu’il pouvait manier un fléau… À l’inverse, j’étais effrayée, épuisée, à deux doigts de m’effondrer. Mais il n’avait d’yeux que pour l’archère au foulard rouge. L’affaire était pliée. Je me redressai mollement - au moins, plus aucun monstre ne me pistait.

— Attends.

Il se leva à son tour et retourna auprès de la Bête noire. Et morte.

Non. Je n’ai rien fait de mal. Non.

Je tremblais. Je le vis secouer l’énorme masse et il revint avec mon couteau.

— Garde ça, c’est du bon métal. Tu as bien choisi, il transperce presque tout.

Je fixai le manche poisseux. Je ne l’avais pas vraiment choisi… L’homme dû comprendre quelque chose. Il frotta le manche et la lame sur la toile de son pantalon.

— Une vie vient d’être sauvée grâce à lui. Garde le manche sec pour garder une bonne prise. Et avance discrètement ; vous arrivez un peu tous en même temps, ne pas te faire remarquer sera un avantage. Je te souhaite de ne plus avoir à l’utiliser.

Je hochai imperceptiblement la tête, espérant qu’il décoderait ce muet remerciement. Puis, prenant sur moi, je tendis la main et récupérerai l’arme.

— Tout se passera bien pour toi, après, ajouta-t-il, tu as déjà fait preuve de ta bravoure.

Sur ces paroles, il empoigna son fléau et se posta en gardien attentif auprès du corps inconscient. Son visage devint inexpressif. Résignée, je repris ma route.

****

Trois… Et là-bas, quatre…

Je comptais les corps sans vie, les contournant le plus possible à chaque fois. C’était des locaux - leurs tenues ne trompaient pas. J’avançais en regardant où je posais les pieds, attentive au moindre craquement. J’allais de gros rocher en arbre solitaire - ils pullulaient sur le plateau. Les parties de cache-cache dans le noir dont je raffolais enfant me revenaient en mémoire : l’adrénaline et la peur d’être trouvée… Ici, c’était la même chose, mais sans le plaisir du jeu, et avec double dose de panique en supplément. J’avais hâte que cette partie cesse, j’hésitais à accélérer la cadence.

Stop.

Lentement, très lentement, je reculai. Devant moi, l’ombre d’une Bête se dessinait en transparence dans la brume. Je me glissai derrière le rocher le plus proche.

Celle-ci ne devrait pas poser problème.

La créature possédait déjà sa proie - et n’en était plus aux préliminaires vestimentaires. Une bile aigre me remonta dans la gorge quand les mots mastication et déglutition s’imposèrent à moi.

Seule ? Pas seule ?

L’archère m’avait mise en garde, méfiance était requise. Que faire ? La contourner ? Maintenir une ligne droite ? Un mouvement attira mon attention ; c’était une main - humaine - qui s’agitait au niveau du sol, derrière une autre masse rocheuse. Comme je ne bougeai pas, elle vint à ma rencontre.

Myosotis.

Je relâchai la tension entre mes épaules.

— Le gosse ? murmura-t-elle au plus près de mon oreille.

Je secouai la tête, l’air lasse.

— Oh… Je l’ai vu reculer vers la rivière… Je t’ai vue le suivre…

Je déglutis, la bouche acide.

— Il est entré dedans, une sorte de… crocodile l’a entrainé vers le fond.

Elle garda le silence.

— Tu as revu l’autre ? Celui avec les dreadlocks ? demandai-je.

Le dégoût déforma ses traits.

— Non. Qu’il crève bouffé.

Nous pensions pareil. Si ça tombe, c’était lui, à quelques mètres à peine, qui se faisait décortiquer.

Luce, non.

Nouvelle giclée acide.

— On fait un détour par la droite ? proposai-je pour nous ramener à notre survie.

— Surtout pas, il y en a une qui rôde par là, j’essayais de l’éviter quand je suis tombée sur celle-ci.

Jamais seules.

J’observai l’épée avec laquelle elle pointait la direction à éviter : elle avait une lame sombre et effilée. Myosotis sembla embarrassée.

— Je l’ai ramassée sur un mort, avoua-t-elle.

— Je ne te juge pas. Moi, je n’ose pas m’en approcher. Qu’on ne me juge pas non plus pour ça.

Rassérénée, elle m’offrit un maigre sourire.

— Prenons la gauche, dit-elle.

Soit.

****

Nous avancions à un bon rythme, guettant les contours de la butte finale dans les filaments opaques qui nous faisaient face. Myosotis était aussi prudente et discrète que moi. C’est pourquoi nous fûmes si surprises lorsqu’une voix lacéra le calme pour attirer notre attention.

— Hey ! Par ici ! On est devant vous !

— Ferme-la, boulet ! pesta une voix féminine.

Ensuite, vinrent les grondements, quelque part dans les brumes environnantes, et des pattes s’élancèrent à nos trousses. J’échangeai un regard paniqué avec Myosotis et nous détalâmes. Nous rattrapâmes rapidement le petit groupe. Je ne m’arrêtai pas, Myosotis non plus. Ils se mirent en course à leur tour.

— Idiot ! Abruti ! Imbécile !

Je pensais comme cette femme, mais j’aurais préféré qu’elle se taise. Une Bête aboya.

— Elle indique notre position, cria quelqu’un, éparpillez-vous !

Soudain, toute la brume se dissipa. Nous étions plus nombreux que ce que j’avais pensé. Il y avait plusieurs locaux. Myosotis partit sur la droite. Je voulus la suivre, mais une Bête retomba juste devant elle.

Non !

Une patte l’envoyait au sol que, déjà, la deuxième prenait son élan. Mais elle ne la toucha pas : une épée, maniée par une imposante silhouette, la trancha net. Puis mon pied se prit dans un trou et je tombai lourdement à plat ventre. Un craquement résonna dans ma cheville.

Idiote.

C’était stupide de courir sans regarder devant soi. Quand je relevai la tête, crachant de la poussière mêlée à du sang chaud - langue, lèvre ? Qu’avais-je mordu ? -, un costume cravate sauta par-dessus mon corps meurtri sans se retourner.

Relève-toi, relève-toi, relève-toi ! me houspillai-je.

Se faisant, je regardai encore du côté de Myosotis : je vis le géant achever le monstre en lui enfonçant sa lame dans le cou. C’était l’homme au visage à moitié ravagé.

Il a frappé comme moi, là où j’ai…

Je le vis se pencher vers Myosotis et porter deux doigts à son cou. Il s’agenouilla tout de suite après et sortit une fiole d’une poche de sa poitrine.

Elle est vivante. On ne soigne pas les morts. Il est près d’elle. Luce, bouge-toi-Luce !

Je repris ma fuite en ligne droite, mais en boitant, ma cheville m’avait lâchée.

Foutu trou.

— Rechargez ! Tirez !

Je dépassais l’homme qui scandait ces directives. Sans cesser de me trainer, j’avisai des flèches voler droit sur une Bête. J’en comptais trois dans cette espèce de carrière en forme de cuvette. Devant moi, de l’eau claire courait sur le sol - une source ? Des cavités perforaient le sol rocheux, certaines plus profondes que d’autres. La plupart étaient à sec, certaines ressemblaient à de petites marres et d’autres étaient tapissées de boue. J’avais dur à trouver mon chemin dans ce dédale. Puis la brume revint, aussi soudainement qu’elle s’était levée, plus compacte que de la poix. Je m’arrêtai, je ne voyais plus rien.

Faux. Ça.

Une forme noire passa devant moi, plus rapide qu’un jet de pierre, moins bruyante qu’une chute de plume.

Pas une Bête. Trop petit. Danger ? Ami ? Respire !

— Psst, suis-moi, souffla une voix.

J’écarquillai des yeux dans la brume. Une main enserra la mienne et me tira sur le côté. Mon cœur partit en vrilles mais j’obtempérai - après tout, les Bêtes ne parlaient pas.

Après quelques pas, les brumes s’éclaircirent légèrement et je reconnus celui qui m’entrainait si vivement : le Grand Costaud manieur de hache ! Il nous guida à l’abri des regards, dans un petit havre rocheux creusé comme une tranchée où se regroupaient déjà le costume cravate, Warner et Blondie.

— Tu es vivante ! se réjouit Warner.

Je lui retournai son sourire, touchée par la sincérité du sien.

— Chuut, nous rappela à l’ordre - et en me fusillant du regard - celle qu’il avait portée si longtemps.

— Tout va bien, Eryn, apaisa Grand Costaud, on sait tous qu’on doit être discrets.

Il se pencha - sans doute pour se rapprocher de mon oreille -, mais, surpris par notre écart de taille, choisit finalement de descendre à croupi.

— Au fait, je m’appelle Armand. Alors, je n’ai pas encore réussi à passer, mais il y en a qui sont déjà en sécurité là-bas, je les ai vu de loin - c’est donc pas du pipeau, on peut vraiment s’en sortir vivant. Il y a une sorte de ligne bleue sur le sol, à mi-hauteur d’une légère pente. Une fois franchie, les machines à tuer ne te courent plus après. Il y a des gens du coin un peu partout pour essayer de les repousser quand tu arrives. C’est grâce à eux que j’ai pu faire demi-tour la fois où j’ai tenté de passer. Je me dis que c’est un peu comme gagner une base au baseball, tu vois ?

Il pouffa, mais sa blague ne fit pas mouche. Costume Cravate le regarda carrément de travers.

— Bon à savoir, tempérai-je, merci.

Un ru circulait sous nos pieds, mes chaussures venaient de percer, l’eau était glacée. Je tremblais, m’obligeant à penser que ce n’était dû qu’au froid.

— Ça recommence, murmura Warner en relevant la tête.

Les brumes s’éclaircissaient, mais sans se lever complètement.

— Ce phénomène, c’est cyclique, ajouta Warner. On attend pour fuir au bon moment.

— Oui, mais on a loupé le dernier créneau, souligna Blondie d’un ton que je sentis amer.

— Et on loupera encore le suivant si je vois quelqu’un d’autre à sauver, rétorqua Armand.

— Bouclez-la, siffla Costume Cravate.

Et tous se turent. Je me hissai sur la pointe des pieds pour observer ce qui était devenu une zone de combat. Deux Bêtes gisaient au sol, l’une d’elle était hérissée de flèches. Une forme noire aux contours indistincts bondissait de toutes parts sur celle encore debout. Qu’est-ce que c’était ? Dans sa masse trouble, je distinguais des jambes, mais un humain ne pouvait pas se déplacer de la sorte.

— C’est quoi, cette chose… ? murmura Armand le costaud.

Au moins une autre personne était aussi intriguée que moi. Mais au fond, je ne voulais pas vraiment savoir ; cette chose, quelle qu’elle soit, était aussi inquiétante que les Bêtes. Je fus presque soulagée lorsque celle qu’elle asticotait, rousse et trapue, l’envoya valser d’un puisant coup de gueule. Presque. Car son moucheron ne se relevant pas, la rousse trapue se mit à renifler activement autour d’elle, à la recherche de… et bien de nous.

— Tirez tout ce qu’il vous reste ! brailla un des locaux.

Les jets étaient moins organisés, la Bête n’y prêta même pas attention. La truffe au sol, elle nous pistait. D’autres locaux s’élancèrent vaillamment pour l’éprouver au corps à corps. Elle les ignora, jusqu’à ce qu’une lance s’enfonce entre ses côtes ; alors elle se déchaina sur eux.

— Et si on avançait tant qu’ils la retiennent ? proposa Armand.

La mine déterminée, Costume Cravate empoigna le rebord effrité de la tranchée.

— Je pars, seul.

— Pas tout de suite ! s’affola Warner.

Ignorant la recommandation, il s’extirpa de l’abri rocheux et s’élança sans bruit. Warner pressa ses paumes - si humides qu’on les aurait dit mouillées - sur mes épaules.

— Ne le suis surtout pas, murmura-t-il, il part trop tôt.

— Ça craint pour lui, ajouta Armand. On lui a pourtant expliqué le phénomène.

Soudain, au-dessus de nos têtes, les brumes se dissipèrent entièrement, comme précédemment. Le costume noir et blanc tranchait sur le fond gris du paysage.

— L’étranger ! beugla une voix rauque parmi la troupe des locaux. Cours ! T’es repéré !

Blondie s’agrippa au bras d’Armand, serrant à s’en faire blanchir les jointures.

— Et s’il revient vers notre abri ? paniqua-t-elle.

Les deux hommes échangèrent un regard entendu, relevant légèrement leurs armes - Warner avait toujours son crochet tandis que notre grand costaud avait remplacé sa hache perdue par une lance surmontée d’un poinçon. Leur réaction me hérissa. Bien sûr, elle partait d’une bonne intention, mais après une rapide observation, j’étais la seule dans ce trou à tenir une arme où se devinaient encore des traces de sang séché tandis que les leurs étaient rutilantes. Ils n’avaient pas à m’écarter d’emblée de ce scénario simplement parce que j’étais… petite ? Une femme ? Une petite femme ? Je remontai moi aussi mon couteau devant moi - tout en priant je ne sais qui ni même je ne sais quoi de faire cela pour rien.

Des bruits de course se rapprochaient, mon cœur eut d’autres ratés. Costume Cravate revenait bel et bien vers nous. Son impatience allait peut-être tous nous tuer.

— À MOI !

Armand jura dans sa barbe.

— À MOI ! À…

Les bruits suivants furent sans équivoque. Peu après, un nouveau rideau opaque recouvrait tout.

— C’était vraiment qu’une question de timing, souffla Warner.

****


Commentaires

forum Fond et forme exigeant
Seuls les membres peuvent accéder aux commentaires.