La ténébrume s’est échappée de moi. Si je l’avais encore, je l’aurais rendue depuis longtemps. Elle est volatile dans le monde palpable. Elle passe d’être en être de génération en génération, ne suivant que ses propres règles. Quand on l’absorbe, elle reste tout d’abord inactive, inerte… Jusqu’à ce que notre lumière l’éblouisse dans un sursaut d’émotions.
Alors, elle jaillit et la bouffe. Lorsqu’on porte la ténébrume, on peut déconnecter n’importe qui. Rompre une connexion est aussi facile que de claquer des doigts : il suffit d’être en colère.
On rompt la connexion de nos ennemis, mais ce qu’on ne sait pas, c’est qu’elle ronge la nôtre, souterraine, jusqu’à ce qu’elle ait tout grignoté. Quand elle s’en va, notre lumière n’est plus qu’un tas de cendre. Elle s’infiltre dans un hôte lumineux, comme un parasite, jusqu’à ce que de déconnexion en déconnexion, il n’en reste plus rien.