Je me souviens du feu.
Je suis devenu froid comme la pierre, mais j’ai connu la chaleur, vestige de l’âtre que j’abritais. Aujourd’hui, le vent s’insinue à travers mes fissures, me glace et me chuchote des noms oubliés. Les enfants m’ignorent ; ils n’ont plus besoin de moi. Pourtant en mon sein dort encore une braise obstinée : le souvenir du feu, et la certitude que j’ai accueilli la vie.